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Mon histoire, mon chemin

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Mon histoire, mon chemin

Une élection c'est la confiance accordée à une personne et son projet. 

Mon projet pour la FFA est un projet ambitieux, qui s'enrichit au fur et à mesure de mes rencontres avec les athlètes et les dirigeants de clubs. Je vous le présenterai prochainement ici.

Mais il me semble aujourd'hui important de vous parler de moi, non par vanité mais parce que je pense qu'il est important de connaître mon parcours, tout ce qui m'a armé pour briguer aujourd'hui la présidence de la FFA.

Je me présente à vous dans cet effort de mémoire en émotion pour reprendre le chemin avec vous sans fard en toute simplicité.


Episode 1 : 3 à 14 ans de la Martinique à Metz, de la cage de foot au couloir de l’athlétisme, de seule avec maman à une adoption.

22s32 ce temps qui me colle à la peau, ma peau de métis, dans ce couloir de femme de droit dont je veux m’échapper le temps d’un blog, celui de ma story.

Ce temps qui n’est que suite d’évènements ceux dont j’accepte désormais d’évoquer en égrenant ceux de l’émotion : ma story en 10 épisodes, c’est court une vie c’est long une passion infinie.

Alors je me lance.

« Marie Christine tu fais peur » !

« Marie Christine tu es un vrai garçon manqué »

« Marie Christine tu as la peau ente deux ! »

« Marie Christine tu court en Clark sans pointe ? et tu te rabats à la corde en sprint ?

Tels sont mes début mon entrée dans la famille Athlétisme à mes 14 ans !

Hommage à ma professeur d’éducation physique qui m’a sortie de ma cage de gardienne et capitaine d’équipe de foot en 1977, à Verdun où j’avais atterrie des années auparavant avec ma mère infirmière qui rêvait de passer médecin par la voie interne.

Enfant de l’amour passager, passagère clandestine dans la famille agricole de maman, j’ai donc vécu l’exil en partage avec ma mère qui était fille…mère.

Très mal vu dans ces année-là : un père blanc au yeux bleu, fils de la bourgeoisie intellectuelle riche de comptoir de Rhum en Indochine, et séducteur en diable qi ne m’a pas connu, reconnue.

Maman atterrie à Paris, aide-soignante, infirmière qui va dans le froid de l’est et la chaleur des cœurs de ces gens-là pas choqués, accueillant.

Je cours pour aller à l’école, pour aller chercher le lait que je renverse avant d’y retourner pour négocier un supplément d’âme généreuse : on me remet du lait gratos !


Alors que je courre encore puisque l’on me donne l’énergie de la générosité de l’est. Ces champs de batailles en mémoire, la mienne c’était de me trouver une famille.

Un homme qui vient d mourir en ce mois d’août 2020 en me donnant dans ses dernières paroles la mission d’aller au bout de ma volonté, de mon engagement pour rendre à l’athlétisme ces émotions. Hommage à lui, Michel Cazier, qui m’a reconnu, martiniquais ouvrier tourneur fondeur dans l’est !

Une demi-sœur et un demi-frère de 3 et 6 ans mes cadets que je préserve des voleurs de billes en leur inculquant le regret d’avoir été injuste envers les petits !

Justicière, droite dans ses bottes oui je l’ai entendu plus tard, en attendant je voulais sortir du couloir d’une vie au long fleuve tranquille, endigué pour aller à la pêche au gros !

Comment retrouver la famille, les îles sans argent. La course était mon destin, et à 14 ans ma première course et disqualification pour être sortie de mon couloir était le coup d’envoi d’une vie de 22s32 qui m’ont porté au-delà de mes espoirs.

Il est temps de faire découvrir à tous ces jeunes que l’athlétisme publié le 26 octobre est plus qu’une famille, un destin possible, un couloir au-dessus lequel on peut sauter, je découvrirai seule le 400m haie 55s de bonheur au goût de yaourt en final !

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